2013 : l’année des projets mobilité ?

En janvier, nous avions fait un bilan de l’année 2012, avec les projets pour les très grandes entreprises ainsi qu’un focus sur les projets innovants. Nous nous risquons maintenant à quelques prospectives de 2013.

Un constat : la maturité des terminaux

Au dernier trimestre de 2012, mon « vieux » iPhone 3GS a perdu ses boutons. D’abord celui dédié à la fonction marche/arrêt puis celui du volume. Même si par ailleurs il fonctionnait correctement, je l’ai remplacé par un iPhone 5 sorti quelques semaines auparavant.

Fait remarquable : je n’ai pratiquement pas vu la différence entre les deux smartphones.  Certes la résolution de l’écran est bien meilleure, tout comme les capteurs photo/video. Mais le 3GS avait suivi les versions d’iOS jusqu’à la 6 et hors Siri (j’ai l’impression de ne pas être le seul à ne pas l’utiliser !), il était à peu près capable de faire tout ce que fait son descendant de 3 générations – au pire un peu moins vite, mais rien de flagrant.

Les détracteurs de la marque à la pomme peuvent y voir une incapacité à proposer de nouvelles fonctionnalités depuis la mort de Steve Jobs. J’en conclus surtout que les smartphones ont atteint l’âge de la maturité, comme Windows avec XP.

Une tablette Nexus 7 permet d’affirmer sur la base de l’expérience personnelle que le constat de maturité s’étend du côté Androïd.

Cette référence à la version de Windows qui ne sera plus supportée l’année prochaine (votre entreprise est-elle prête ?) nous rappelle que c’est à ce stade du développement des technologies que les grandes entreprises commencent à la fois à investir en masse et à rationaliser, parce qu’une offre de produits / services stable est un facteur rassurant et nécessaire pour des plans pluriannuels.

Quelles conséquences concrètes ?

A minima, les entreprises font le constat que les smartphones font durablement partie de leur SI. Cela se traduit par un souhait de mettre en place des politiques de gestion : qui en est doté, quels modèles standardiser, comment gérer le support et le renouvellement, comment assurer le suivi des coûts…). Au passage, nous remarquons une focalisation parfois excessive sur certains éléments de cette gestion comme le wipe out. D’une part, avant d’acheter un outil MDM, cela peut souvent être réalisé avec un outil existant (Exchange ActiveSync, portail opérateur) ; d’autres part, si la sécurité est un enjeu, il ne faut pas oublier d’inclure les laptops dans le périmètre de réflexion.

Après les terminaux, le deuxième type de projets concerne les infrastructures, et le besoin de vraiment supporter la mobilité des terminaux (smartphones mais également et encore une fois laptops) dans les entreprises multi-sites. Les managers supportent de moins en moins d’être ramenés au niveau d’un visiteur extérieur quand ils ne sont pas sur leur site quotidien, avec comme seul service, la téléphonie GSM et la 3G de mauvaise qualité.

En 2013, nous sommes déjà impliqués et mandatés pour obtenir enfin cette mobilité de façon « simple », malgré des environnements complexes (LAN sécurisés par 802.1x, couverture WiFi avec accès nomades sécurisés par VPN avec authentification forte, couverture 3G indoor complémentaire, etc.) .

Troisième conséquence de cette maturité des terminaux mobiles, la création d’applications qui leur soient spécifiquement destinées, applications natives ou plus souvent applications web avec responsive design. Comme les formats physiques se standardisent, il devient plus évident que les usages se segmentent en fonction des contextes. Par exemple, dans un ENT, sur un mobile, la fonction la plus fréquente sera de regarder l’emploi du temps et le cahier de texte. Une tablette 7″ ou 10″ sera beaucoup plus utilisée pour la lecture de documents plus longs, manuels ou bibliothèque de contenu multimedia, photos et videos.

Et au-delà ?

Extrait de la panoplie de terminaux tactiles d'une famille de 4 personnes : par taille décroissante Slate, iPad, iPad mini, un Nexus 7

Ma conviction est que l’avenir à long terme est multi-terminal, avec l’abaissement des coûts de fabrication permis par la loi de Moore. Pour que cette vision prenne corps, il faut cependant que les coûts indirects, la charge de gestion suivent  la même pente, par les mêmes facteurs d’industrialisation. C’est un enjeu majeur – nous y reviendrons donc – mais qui ne se traitera pas par un simple projet en 2013.

 

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