Où l’on parle de Dropbox, d’accès Internet…

Au fil des réunions, je note dans mon cahier des citations marquantes ou qui interpellent, selon l’expression consacrée. Deux exemples récents.

 

« on recherche une sorte de Dropbox pour l’entreprise… »

C’est la troisième fois en peu de temps que j’entends cette expression dans la bouche d’un DSI ou d’un responsable de solutions de collaboration chez des grands comptes. Force est de constater que, d’une façon ou d’une autre, toutes les solutions de gestion électronique de documents (Sharepoint, Alfresco…) ont été un jour ou l’autre contraintes de développer une interface type arborescence. C’est un magnifique testament à la lente conduite du changement réussie collectivement en une décennie, car je suis déjà assez ancien pour me souvenir de longues explications auprès des premiers utilisateurs de la bureautique pour appréhender le concept de dossiers.

Dropbox a su proposer un service simple, facile à appréhender à ce stade de développement des utilisateurs. Mais si j’apprécie l’outil pour un usage personnel, il est souvent intéressant de remarquer que la demande d’un Dropbox pour l’entreprise signale généralement une autre problématique d’accompagnement des utilisateurs. Nous l’avons encore démontré cette année, la plupart des entreprises sont déjà équipées des briques techniques pour offrir un service similaire. Encore faut-il les agencer, et le faire savoir.

 

« au fait, comment se fait-il que l’accès Internet soit moins bon que celui installé par mon mari à la maison ? »

Cette question posée par une responsable fraichement arrivée, alors qu’elle passe en revue la renégociation d’un contrat WAN de 2 millions d’euros annuels, a le mérite de poser franchement la question de la capacité d’une DSI à offrir des accès à Internet fiables, performants (au point de supporter des flux temps réels). Comme souvent, répondre à ce défi réclame une analyse saine, et de l’expérience pratique.

Ne pas confondre polyvalence et multi-activité

Dans nos missions de conseil en organisation (de centres d’appels, de services, DSI), un sujet de réflexion qui revient nécessairement est celui du juste niveau de spécialisation. La polyvalence est alors vue comme un moyen d’éviter les fameux silos, qui créent tant d’incompréhensions et bloquent workflows et projets.

Néanmoins, dans des contextes aussi divers que les réseaux d’agences ou des services support de DSI, le choix de la polyvalence mené sans réflexion conduit souvent à créer des équipes qui font de tout, tout le temps, voire en même temps. Subtilement et parfois sans s’en rendre pleinement compte, on passe de la polyvalence à la multi-activité.

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Virtualisation et industrialisation des postes de travail informatiques

Les tendances du Cloud et de la Virtualisation conduisent tous les fournisseurs à rebaptiser leurs technologies avec un de ces mots magiques, pour faire miroiter une industrialisation de la gestion des PC. Malheureusement, à abuser des mots  on ne sait plus toujours comment les analyser, les positionner et donc les utiliser pour gérer efficacement son parc de postes de travail et d’applications. Pour rajouter à la confusion, un certain nombre de mythes sont prévalants, basés sur une compréhension imparfaite des OS Windows (mais aussi Linux ou Mac).

Nous allons essayer de faire un tri pédagogique et de dissiper un certain nombre de nuages.

App Stores : la nouvelle référence

En effet, qui ne voudrait pas bénéficier dans son entreprise de la facilité des App Stores dédiés au Grand Public ? Deux clics, un mot de passe et l’application est installée. Mieux, on change de terminal (l’ancien est cassé ou j’ai acheté le nouveau dernier cri) et sans intervention, on retrouve ses applications avec leurs préférences.

Ce système est aussi diablement efficace, au sens des Lean Services. Plus de  40 milliards d’applications déjà installées avec 75000 personnes dans les effectifs d’Apple, soit +50000 applications par collaborateur alors que des ratios de 1 technicien support pour 100 collaborateurs circulent comme le haut de la fourchette en entreprise.

Et ce n’est pas un exploit unique puisque les chiffres de Google sont du même ordre de grandeur.

Retour sur les besoins

Les « nouvelles » approches d’industrialisation des postes de travail nous promettent de faire de grands pas dans cette direction. En effet, en matière de gestion des postes de travail, les besoins à prendre en compte sont apparemment simples :

  • Combien de temps faut-il à l’organisation pour provisionner un nouveau poste de travail pour un nouveau collaborateur, avec toutes ses applications ?
  • Si un PC fait défaut (panne, vol…)
    • combien de temps faut-il pour fournir une solution de remplacement/substitution ?
    • quel taux de fidélité aura-t-il par rapport au poste précédent (conservation des préférences, etc…)
    • De quelles ressources (nature, quantité) a-t-on besoin pour réaliser les deux points précédents, pour la préparation ou la mise en œuvre ?

Quelques mythes à briser

Maintenant, dans un monde Windows (nous ferons des a parte pour évoquer les analogies dans les univers Linux/Mac OS X), il existe au moins 5 façons de déployer une application et,  pour comprendre comment les différentes formes de virtualisation déplacent les équilibres, il faut revenir à ce signifie faire fonctionner une application sur un PC. Au passage, nous commencerons par briser quelques mythes et illusion. Programme détaillé des prochains articles.

Ce qu’il faut en retenir

Il y a de nombreuses options pour optimiser l’industrialisation de la gestion des PC Windows et leurs applications. Ces pages ne sont qu’une introduction. Si le patrimoine de votre entreprise est important (plus de 1000 PC, 100 applications), il est recommandé de se poser pour réfléchir avant de mettre en place les bases du nouveau poste de travail qui remplacera Windows XP.

 

Les marathons de l’IT

Il y a une semaine, j’ai terminé mon premier marathon. Durant ma récupération, il m’est apparu que l’expérience, aussi forte qu’elle soit, n’est pas si différente de nombreux projets IT.

Pourquoi se lancer dans ce défi ?

Mon objectif personnel était de retrouver la forme. En 2000, j’avais couru les 20 km de Paris en 1h40 mais depuis, chaque année apportait sa petite masse de « confort ». Si mes enfants étaient des garçons, ils commenceraient à me chahuter facilement au football ou autre activité sportive. Le marathon de Paris qui passe presque sous mes fenêtres représentait aussi un certain rêve qu’il vaut mieux essayer d’atteindre avant la cinquantaine.

Dans l’IT, le constat est souvent similaire même si les apparences peuvent être plus trompeuses puisque physiquement les équipements ne grossissent pas ou ne rouillent pas. Derrière les façades des serveurs ou des PC, les licences ne sont plus à jour, plus aucun développeur ne maintient l’application chez le fournisseur, des comptes utilisateurs restent dormants, etc. Oserez-vous rêver d’un SI à la pointe ?

Mais les freins sont nombreux…

Les freins sont multiples, y compris et surtout dans l’environnement proche. Pour le marathon, votre famille craint pour vous la crise cardiaque : tu ne cours plus depuis 10 ans ! ». Accessoirement, elle va devoir allouer un budget temps à l’activité. Ou tout simplement, elle ne vous croit pas capable de relever ce défi. Vous-même, à peine êtes-vous inscrit, le doute vous gagne et la ligne d’arrivée semble s’éloigner. Un petit secret des organisateurs de marathon est qu’ils annoncent le nombre d’inscrits et de « Finishers » (l’anglais triomphe ici aussi) mais peu souvent le nombre de partants, car c’est entre l’inscription et le départ que les défections sont les plus nombreuses.

Dans l’IT, il y a toujours quelques systèmes « critiques » qui justifient de continuer à ne rien changer. Aussi, passé l’inscription d’une envie, une idée à un « schéma directeur », « programme de transformation », combien de projets IT prennent réellement le départ ?

La préparation

Le constat qui permet de franchir cet obstacle consiste à se rendre compte que vous n’êtes pas le premier à relever ce même défi. Dès que vous prenez la peine de chercher, vous trouvez nombre de livres, de sites web dédiés, de coaching/programme de préparation à un marathon. Outre le plan d’entraînement indispensable qui s’appuie sur des retours d’expérience, il ne faut pas non plus oublier les équipements : vêtements spécifiques, montre multifonction sont autant « d’accessoires » qui sont tout sauf superflus. D’ailleurs, l’ensemble de ce dispositif est un investissement plus important que l’inscription elle-même (la course reste cependant un des sports les plus abordables).

Dans l’IT, cette phase de préparation et d’équipements prend d’autres formes comme des études préalables, des matériels de qualification/test, de la formation, des pilotes. Les projets qui réussissent investissent clairement dans leur succès.

La logistique

Au passage, il ne faut pas sous-estimer l’aspect « commodité » des phases de préparation. Je n’aurais pas envisagé cette aventure si les locaux de Setec à Paris n’étaient pas dotés d’une salle de sport avec douches et si le jardin des plantes, à deux pas, ne m’offrait la possibilité de m’entraîner une heure en toute facilité, deux midis par semaine. Avis aux ingénieurs qui veulent candidater chez Setec.

Dans l’IT, étonnamment, on insiste à mon avis insuffisamment sur les outils qui facilitent le déroulement aisé des projets : partage de fichiers pour réviser efficacement des documents, visio et web-conférence pour mobiliser des experts à distance, salle projet pour visualiser l’avancement projet (techniques de management visuel des méthodologies Lean), des solutions aisées de VPN et de prise de contrôle à distance, PC performants.

marathon-chaussure

Le mur

Le coureur préparé arrive donc au départ du jour J en ayant accumulé 200 à 300 km de courses (point de différence notable avec l’IT, le candidat marathonien ne peut outsourcer cet effort). Comme tout projet bien préparé, la conséquence immédiate est que les deux premiers tiers de l’effort se déroulent sans incident ou douleur particulière. Même pas un caillou dans la chaussure. Vous prenez le temps de vous arrêter au ravitaillement pour boire, manger, contrôler votre tempo. Bref vous gérez. En attendant d’arriver au-delà des 30 km, zone que vous n’avez jamais explorée dans les entraînements hebdomadaires et que tous les marathoniens racontent jalonnées de coups de pompe.

Effectivement, à ce stade, au premier faux plat (le qualificatif de côte serait excessif), vous éprouvez une difficulté insurmontable à continuer inlassablement à mettre un pied devant l’autre en courant. C’est là que vous comprenez un détail de l’organisation. Sur votre dossard, outre votre numéro, est inscrit votre prénom (et non votre nom) : les spectateurs qui voient ceux qui flanchent peuvent les interpeller directement pour les relancer (merci à ceux et celles qui ont trouvé les mots le long de la route pour m’avoir aidé à repartir à chaque fois).

Dans un projet IT, le support du management est crucial dans ces phases où l’arrivée n’est plus très loin mais semble inatteignable pour un obstacle quelconque et quelquefois imaginaire. D’autant que les cris de l’environnement ne sont pas tous au soutien.

La récupération

Même bien préparé, un marathon laisse des traces dans l’organisme. Il ne viendrait à l’idée de personne de se programmer une autre compétition dans la semaine qui suit. Pourtant, c’est ce que font nombre d’organisations avec leur IT comme l’a remarqué Serge dans son billet Prenez le temps de clôturez vos projets, vous serez plus efficace pour le suivant.

Même si comparaison n’est pas raison, ne soyez pas étonné si, dans les mois qui viennent, les analogies dont j’affectionne l’emploi sont plus sportives. Et bonne route pour les projets IT.

 

Pourquoi le lean management apporte une vision pertinente du rôle des managers de proximité

Une récente enquête publiée dans la presse posait la question suivante : Quelle est pour vous la tâche essentielle d’un manager de proximité ?

Cette question a été posée à des dirigeants d’entreprise, des managers de proximité et des collaborateurs.

  • Réponse des dirigeants d’entreprise : « Réaliser la courroie de transmission entre la vision stratégique et la mise en œuvre sur le terrain »
  • Réponse des managers de proximité : « Développer les compétences de mes collaborateurs »
  • Réponse des collaborateurs : « Reconnaître et valoriser le travail réalisé »

On pourrait penser à priori que ces trois réponses, caractérisant trois prismes différents, sont assez éloignées, en particulier celles des dirigeants, et celle des managers eux-mêmes.

Le Lean Management propose un miroir étonnamment pertinent de cette enquête terrain. Le Lean management énonce tout simplement que le rôle des managers est de mettre en évidence les points potentiels de progrès, et de réunir les conditions pour que les équipes elles-mêmes trouvent comment simplifier leur tâches et apporter plus de valeur au client. Ce n’est donc pas le manager de proximité qui dicte ou explique comment faire. Il devient un facilitateur, en rendant concrets et accessibles à la résolution des questions mal cernées, et ceci de façon systémique.

Ce faisant :

  • Il permet à ses équipes de se rendre propriétaires de leur mission, et de prouver la qualité de leur travail,
  • ce qui développe automatiquement leurs compétences,
  • et répond forcément à une des composantes principales de toute stratégie d’entreprise : apporter plus de valeur à ses clients.

C’est toute l’entreprise qui, une fois « outillée »,  va se nourrir de cette démarche pour maintenir sa compétitivité tant qu’il est temps.

Le plus curieux, c’est que ce sont souvent les managers de proximité eux-mêmes qui opposent le plus de résistance à ces nouvelles pratiques, tout simplement parce qu’ils ont l’impression de perdre le contrôle.

5 conseils pour aménager une salle de réunion pour la visio

Comme vous l’avez peut-être noté, nous intervenons régulièrement dans des projets de téléprésence ou de visio HD. Si les premiers sujets de préoccupation sont généralement d’ordre technique pour garantir un succès technique (codec, QoS…), il est remarquable que les conditions de succès des déploiements incluent aussi l’organisation (réservation de salles vs voyages notamment) et l’aménagement des salles. Sur ce dernier point objet de cet article, certaines entreprises profitent de l’expérience des systèmes de téléprésence pour améliorer significativement la qualité perçue par leurs utilisateurs sur toutes leurs visio, sans toucher aux moyens techniques (bande passante, résolution image…).

Voici donc une énumération qui peut servir de check-list ou de plan d’actions, c’est selon.

1. un éclairage adéquat, facteur crucial de la qualité d’image

Exemples de problèmes rencontrés lorsque les équipements visio sont simplement rajoutés à une salle de réunion :

  • l’écran fait face à la fenêtre ; vous voyez bien vos interlocuteurs mais eux vous voient en contre-jour,
  • la salle est bien isolée de la lumière extérieure mais le seul éclairage électrique tombe directement des tubes de néons, habituellement installés dans les bureaux ; contrairement à l’œil qui procède par balayage et compense les contrastes, vos interlocuteurs voient une joue sur-exposée, et une joue dans une ombre profonde.

Se protéger de la lumière du jour est une bonne idée, car elle est puissante, mais changeante selon les saisons et les intempéries. Il faut veiller à utiliser des éclairages artificiels puissants mais indirects (néons ou halogènes sont finalement un choix de second degré).

2. un bon son, garantie d’une bonne intelligibilité des propos

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué sur votre dernière TV, mais les derniers écrans LED extrêmement fins, ont conduit les fabricants à déplacer les hauts parleurs. Alors qu’ils étaient historiquement placés sur les côtés ou en dessous, ils sont de plus en plus souvent placés derrière. Le son vous provient par réverbération sur le mur. Outre l’atténuation, cette disposition est une source de délai. Si cela n’a pas trop de conséquence pour regarder un film (léger retard de la voix, moins bonne intelligibilité), cela peut devenir catastrophique si le délai suffit à enclencher le dispositif anti-écho : résultat un interlocuteur totalement haché. Dans votre installation, prêtez attention à d’où va provenir le son.

3. une bonne prise de son, aussi

La ventilation mécanique est la source de nombreux bourdonnements dans les visio. Il faut s’éloigner de cette source (vérification simple : coupez-la quelques secondes et demandez à vos interlocuteurs si il y a une différence). Les participants qui tapotent la table de réunion ou le pod micro involontairement en sont d’autres.  Les revêtements de sol et éventuellement muraux sont autant de détails à soigner. Ce devrait déjà être le cas pour une salle de réunion mais c’est encore plus nécessaire dans un espace dédié à la visioconférence : un système de  prise de son  même sophistiqué (un ensemble de micros avec analyse des corrélations) reste moins performant que notre ouïe directe, et on ne peut pas tout compenser par un post-processing de signal.

4. une disposition de la salle adaptée

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Prenons cette première image provenant d’un fournisseur. Deux salles avec 4 et 6 personnes communiquant via des systèmes de visio. Assez typique de nombreuses réunions où nous y voyons guère plus que les profils de nos voisins immédiats : nous ne verrons parfois jamais les réactions de certains interlocuteurs.

C’est déjà vrai pour des réunions où tous les présents sont physiquement autour de la table mais la distance et la perspective ne fait qu’accentuer le phénomène. Les tables de réunions ovales ou en V sont à privilégier par rapport aux tables rectangulaires.

5. cadrage serré en enlevant les éléments perturbateurs

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Autre image, extrait de la même source. L’interlocutrice nous sourit plein cadre mais que voit-elle ? Au mieux un plan très large avec ses deux interlocuteurs en bordure gauche et droite de l’écran, et une la…arge vue sur la table de réunion, le mur ou la porte d’entrée.

Rapprochez les participants (c’est un peu un rappel du point précédent), cadrez serré en supprimant tous les éléments perturbateurs de l’image : ce n’est pas le logo de sa société ou sa mascotte (on l’a vu…) mais les réactions de votre interlocuteur que vous voulez voir. Il est de même pour elle. C’est ce qui fait la valeur ajoutée de la visio par rapport à une audio-conférence. Pensez aussi que lorsque la session est multi-point ou avec un partage d’écran simultané, la taille de votre image devient très réduite. Donc pas de pudeur mal placée et cadrez serré comme sur les plateaux du journal télé.

Certains équipements de visio proposent de mémoriser des cadrages. Pourquoi ne pas mettre à disposition des utilisateurs un memento leur indiquant où se placer lorsqu’ils sont 1, 2 ou 4 avec mentions des pré-réglages correspondants ?

Il y a encore quelques autres trucs et astuces pour mettre en oeuvre la visio dans des conditions optimales, mais maintenant, quand vous ferez votre première réunion visio avec Setec IS, vous n’aurez plus d’excuses si un de ces points essentiels a été sciemment négligé !

Windows 8 en 2013 : si les entreprises bénéficiaient de Win7+ pour être (un peu) Lean ?

Les premiers résultats commerciaux commencent à tomber et les analystes sont déçus par les ventes de Windows 8. Toutefois l’état des finances de Microsoft étant sans commune mesure avec celui de la plupart des sociétés, Setec IS ne se soucie pas pour ce fournisseur. Il ne faudrait donc pas lire cet article comme une incitation à acheter Microsoft, mais à réfléchir sur le niveau de performances de votre parc de PC.
Il y a maintenant 8 ans, j’auditais un système d’information d’une entreprise d’environ 3000 personnes. Je découvrais que dans leur migration vers Windows XP, il y avait eu quelques excès de zèle dans la mise en place de certains réglages. Un en particulier avait focalisé mon attention. En raison de la configuration adoptée, tous les collaborateurs devaient patienter 30 secondes devant leur micro-ordinateurs à chaque démarrage. Il n’y avait pas moyen d’en profiter pour faire autre chose car il fallait cliquer sur un bouton pour que l’initialisation s’achève. Mes interlocuteurs ne comprenaient pas mon emportement pour faire changer ce « détail ». Je leur démontrais que ces 30s perdues par chacun tous les matins correspondaient au final à 3 ETP (Equivalent Temps Plein, refaites le calcul pour vous en convaincre). Sans leur dire, je pratiquais déjà les méthodes Lean qui visent et utilisent en particulier :

  • la réduction des pertes de temps
  • le maintien de performances constantes
  • le respect et la motivation des collaborateurs par des outils de travail adaptés

Après ce détour, venons-en à Windows aujourd’hui. Setec IS a basculé sur Windows 7 depuis plus de 3 ans puis généralisé les disques SSD. Concrètement, nous profitons :

  • De temps de démarrage de 5s pour un ultrabook en veille, 20s maximum pour un redémarrage après Update Système
  • Des recherches de fichiers grandement facilitées
  • Un nombre d’écrans bleu réduit à un niveau jamais atteint auparavant, signes soit d’un problème de driver ou de défaillance matérielle
  • De partages de fichiers accélérés et de synchronisation facilitant la mobilité, lorsque correctement couplé avec Windows Server 2008+

Windows n’est pas le seul à offrir ces services. Setec IS a introduit ses premiers Mac Book Air à partir de 2009 parce qu’ils étaient la première manifestation d’une nouvelle génération de terminaux capables de réellement mettre au rancart les générations précédentes.
Nous avons conscience que la conduite du changement dans une organisation de moins de 50 personnes, constituée à 100% d’ingénieurs IT n’est pas la même que pour une population de 10 000 utilisateurs non informaticiens. Mais pour avoir mené des migrations dans ce type de contexte (de la redéfinition des masters, ré-architecture AD, qualification des applications, programmation des renouvellements de parcs, mises à jour des processus supports…), elles se réalisent pour peu qu’on s’en donne la peine. L’ensemble de l’entreprise en tire ensuite bénéfice et je suis toujours un peu peiné de visiter une entreprise où je vois encore tant de vieux PC ronronnant sous Windows XP.
Il n’est pas sûr qu’il soit indispensable de mettre toutes les applications et utilisateurs au design Modern (né Métro) mais rien que pour bénéficier des postes de travail à l’état de l’art, si vous ne l’avez pas encore fait, passez à Win7+.

BYOD à contresens

Le vocable BYOD (Bring Your Own Device) a fait une apparition remarquée sur la scène IT à la fin de 2011. D’un seul coup, on a « découvert » que de nombreux cadres utilisaient des moyens personnels pour réaliser leur travail. Immédiatement, les machines marketing de l’IT, à commencer par le Gartner, ont essayé de se réapproprier la dynamique.

A la convention du CRIP de juin 2012, un atelier débat était évidemment consacré à ce thème. Ce qui m’a marqué n’est pas tellement le fait que toutes les entreprises étaient confrontées à cette question mais plutôt certains contresens. Dans un certain nombre de cas, dont celui d’une organisation distribuant de l’électricité, les exemples apportés au débat n’avaient plus rien à voir avec l’informatique et traduisaient tout simplement l’abandon par l’entreprise de son devoir de doter ses collaborateurs des outils pour faire leur travail. Au-delà de l’obligation légale, il est dans l’intérêt même de l’entreprise de fournir les meilleurs outils à ses salariés.

Evidemment, le problème n’est pas simple parce que ce qui est le « mieux » pour l’utilisateur final n’est pas forcément l’optimum pour l’organisation. L’entreprise doit, en particulier, prendre à sa charge et à son compte la gestion de la diversité. A titre d’exemple amusant, je me souviens d’un rendez-vous avec un DSI il y a deux ans environ. Responsable au niveau Groupe sur une vingtaine de pays, mon interlocuteur me demande de lui laisser une quinzaine de minutes. Il sort un iPhone flambant neuf, insère la carte SIM et appelle sa hotline interne pour connaître la configuration ActiveSync à paramètrer sur l’Iphone. Puis il m’explique : « le téléphone est pour un membre du COMEX. Il y a un an, j’ai validé une politique de terminaux Windows Mobile. Alors… ». Cet iPhone devait être le premier d’une longue série.

Pourtant il existe une trajectoire technologique de fond qui est assez facile à prévoir : le nombre et la diversité des terminaux vont augmenter. La loi de Moore s’exprime en effet de moins en moins sous forme d’augmentation de la puissance des machines que par la réduction physique des composants. La miniaturisation conduit à des terminaux mobiles mais aussi à des terminaux moins chers tous formats confondus, d’où l’émergence des tablettes. La marque symbolique des 200€ TTC a été franchie cette année par la Kindle Fire et la Nexus 7 en entrée de gamme. A ce niveau de prix, il est possible d’en déployer pour des usages dédiés. Avez-vous déjà vu un système de réservation de salles de réunions avec des écrans intelligents à l’extérieur ? Qu’est-ce qu’un Polycon Touch Control si ce n’est une tablette Androïd (v2.2 Froyo) avec une application spécifique ? Les terminaux Point of Sale, les distributeurs intelligents de boissons, etc, etc.

Nous sommes au début d’une période de divergence.Si vous avez n PC sous Windows, raccordés à vos réseaux, il y en aura le double et probablement le triple sous 5 ans. Ils tourneront sous Windows mais aussi sous tout un ensemble de variantes de Linux / Unix / Mac OS et quelques OS embarqués comme VxWorks. Thomas Watson Jr n’imaginait pas l’informatique en dehors des mainframes, à la rigueur les mini-computers. Dans les années 1980-1990, la génération précédente à celle qui arrive dans la force de l’âge pour le marché du travail avait importé les premiers PC au sein des entreprises. Par la suite uniquement, les organisations avaient appris à s’approprier et à gérer les PC, après une phase de consolidation. Il va falloir apprendre à organiser cette nouvelle transition, mettre en place de nouvelles manières d’embrasser la diversité, pour la plus grande efficacité des salariés. Cela ne veut pas dire oui à toutes les demandes mais certainement pas se décharger en disant « Bring Your Own Device ».

Salesforce se positionne sur les Communications Unifiées

En tant qu’observateur du SaaS et des Communications Unifiées, nous ne pouvons que noter l’acquisition de DimDim, nouvel entrant sur un marché dominé actuellement par WebEx, GotoMeeting et NetViewer (l‘acteur allemand lui-même acheté récemment par Citrix, maison mère de GotoMeeting).

Après Chatter, Salesforce semble donc vouloir se positionner sur les outils de collaboration. Un choix stratégique qui va le faire entrer en collision avec Google, mais il est vrai que leurs plateformes de développement Force.com et Google App Engine sont déjà concurrentes.

Après la fermeture des services, on peut donc parier sur une nouvelle poussée d’innovations.