Revue de l’actualité Telecom, IT & Lean

Mobile

Les réseaux publics cellulaires débutent leur migration vers la 4G et se déploient dans les transports en commun. Cette évolution technologique ouvre la voie à des usages de type visio en temps réel avec de nouvelles start-up. Setec IS accompagne des projets centrés autour de la maintenance industrielle notamment.

Les équipements audio/video des mobiles permettent aussi d’envisager d’autres méthodes que les manuels d’utilisateurs.

Routing

Première utilisation de Multipath TCP (par Apple) pour gérer des connexions multiples WiFi et 3G. Des idées circulent pour l’usage dans les Datacenters et éviter le recours à des load balancer, etc.

Cloud

La faillite de certains pionniers incitera-t-elle à une approche raisonnée de l’hébergement des données ?

VDSL et FttX

Un constat établi pour l’Australie qui va comme un gant à la France. A méditer en se remémorant notre billet vieux d’un an tandis que Free annonce la compatibilité de ses DSLAM et box. Les entreprises en bénéficieront-elles ? Orange prépare-t-il un plan B avant de se rendre compte que le pied d’immeuble est le point de jonction évident pour les immeubles collectifs ?

WiFi

Les appareils Apple compatibles avec iOS 7 gagnent la fonction Hotspot 2.0 comme le Samsung Galaxy S4. Si un réseau Guest WiFi est dans vos projets ou votre domaine de responsabilité, pensez à en profiter pour faciliter la vie de vos utilisateurs ou clients.

Internet of Things

Pendant que des naïfs ressuscitent des rêves de domotique déjà faits dans les années 1980, le « progrès » apporte des couleurs, la météo ou le bien-être aux plantes ou bien encore des pratiques bizarres.

Lean

En spécialiste de la continuité des opérations, Eiji Toyoda, tête pensante du système Toyota, est mort à 100 ans.

PS : Cocorico maison

Le tunnel sous la Manche élu ouvrage du siècle par la Fédération Internationale des Ingénieurs Conseil

 

2013 : l’année des projets mobilité ?

En janvier, nous avions fait un bilan de l’année 2012, avec les projets pour les très grandes entreprises ainsi qu’un focus sur les projets innovants. Nous nous risquons maintenant à quelques prospectives de 2013.

Un constat : la maturité des terminaux

Au dernier trimestre de 2012, mon « vieux » iPhone 3GS a perdu ses boutons. D’abord celui dédié à la fonction marche/arrêt puis celui du volume. Même si par ailleurs il fonctionnait correctement, je l’ai remplacé par un iPhone 5 sorti quelques semaines auparavant.

Fait remarquable : je n’ai pratiquement pas vu la différence entre les deux smartphones.  Certes la résolution de l’écran est bien meilleure, tout comme les capteurs photo/video. Mais le 3GS avait suivi les versions d’iOS jusqu’à la 6 et hors Siri (j’ai l’impression de ne pas être le seul à ne pas l’utiliser !), il était à peu près capable de faire tout ce que fait son descendant de 3 générations – au pire un peu moins vite, mais rien de flagrant.

Les détracteurs de la marque à la pomme peuvent y voir une incapacité à proposer de nouvelles fonctionnalités depuis la mort de Steve Jobs. J’en conclus surtout que les smartphones ont atteint l’âge de la maturité, comme Windows avec XP.

Une tablette Nexus 7 permet d’affirmer sur la base de l’expérience personnelle que le constat de maturité s’étend du côté Androïd.

Cette référence à la version de Windows qui ne sera plus supportée l’année prochaine (votre entreprise est-elle prête ?) nous rappelle que c’est à ce stade du développement des technologies que les grandes entreprises commencent à la fois à investir en masse et à rationaliser, parce qu’une offre de produits / services stable est un facteur rassurant et nécessaire pour des plans pluriannuels.

Quelles conséquences concrètes ?

A minima, les entreprises font le constat que les smartphones font durablement partie de leur SI. Cela se traduit par un souhait de mettre en place des politiques de gestion : qui en est doté, quels modèles standardiser, comment gérer le support et le renouvellement, comment assurer le suivi des coûts…). Au passage, nous remarquons une focalisation parfois excessive sur certains éléments de cette gestion comme le wipe out. D’une part, avant d’acheter un outil MDM, cela peut souvent être réalisé avec un outil existant (Exchange ActiveSync, portail opérateur) ; d’autres part, si la sécurité est un enjeu, il ne faut pas oublier d’inclure les laptops dans le périmètre de réflexion.

Après les terminaux, le deuxième type de projets concerne les infrastructures, et le besoin de vraiment supporter la mobilité des terminaux (smartphones mais également et encore une fois laptops) dans les entreprises multi-sites. Les managers supportent de moins en moins d’être ramenés au niveau d’un visiteur extérieur quand ils ne sont pas sur leur site quotidien, avec comme seul service, la téléphonie GSM et la 3G de mauvaise qualité.

En 2013, nous sommes déjà impliqués et mandatés pour obtenir enfin cette mobilité de façon « simple », malgré des environnements complexes (LAN sécurisés par 802.1x, couverture WiFi avec accès nomades sécurisés par VPN avec authentification forte, couverture 3G indoor complémentaire, etc.) .

Troisième conséquence de cette maturité des terminaux mobiles, la création d’applications qui leur soient spécifiquement destinées, applications natives ou plus souvent applications web avec responsive design. Comme les formats physiques se standardisent, il devient plus évident que les usages se segmentent en fonction des contextes. Par exemple, dans un ENT, sur un mobile, la fonction la plus fréquente sera de regarder l’emploi du temps et le cahier de texte. Une tablette 7″ ou 10″ sera beaucoup plus utilisée pour la lecture de documents plus longs, manuels ou bibliothèque de contenu multimedia, photos et videos.

Et au-delà ?

Extrait de la panoplie de terminaux tactiles d'une famille de 4 personnes : par taille décroissante Slate, iPad, iPad mini, un Nexus 7

Ma conviction est que l’avenir à long terme est multi-terminal, avec l’abaissement des coûts de fabrication permis par la loi de Moore. Pour que cette vision prenne corps, il faut cependant que les coûts indirects, la charge de gestion suivent  la même pente, par les mêmes facteurs d’industrialisation. C’est un enjeu majeur – nous y reviendrons donc – mais qui ne se traitera pas par un simple projet en 2013.

 

2012 et l’innovation

Suite du bilan qualitatif entamé par l’article précédent mais cette fois avec un focus sur des projets parfois beaucoup plus petits mais dont on peut penser qu’ils seront l’avant-garde du futur.

  • Au sein d’un grand projet traditionnel pour Setec (déménagement du siège d’une grande entreprise), deux pépites d’innovation dans les usages et l’exploitation. Des salles de réunions équipées de boîtiers de gestion fournissant affichage dynamique, détection des occupants et réservation in situ. Une approche nouvelle rendue possible par la multiplication des terminaux à des coûts abordables dans un monde où, par ailleurs, 80 % des nouveaux bureaux sont open space et les salles de réunions des points de contention (cela nous a conduit par la suite à rédiger un état de l’art de la gestion des salles de réunion via le SI).
  • La deuxième pépite se situe à un niveau plus inattendu avec l’implantation de panneaux de brassage intelligents. Outre les alertes sur des connexions / dé-connexions intempestives, ils permettent enfin que n’importe quel technicien du support informatique puisse réaliser des brassages rapides et sans erreur en suivant les instructions du bon de travaux généré par le système.
  • Les services de Secure Web Browsing en mode SaaS étaient l’apanage de quelques innovateurs de niche. L’arrivée de gros acteurs de la Sécurité confirme la pertinence du concept. Moins glamour que le MDM (Mobile Device Management), il peut être plus pragmatique dans la sécurisation des terminaux mobiles de l’entreprise selon le type de risques (il y a encore beaucoup plus de données dans les ordinateurs portables que dans les smartphones). Au passage, cela permet maintenant d’apporter des réponses concrètes aux entreprises qui veulent que leurs collaborateurs accèdent à leurs pages Facebook/YouTube mais pas à l’ensemble du contenu de ces sites, sortant du dilemme du tout ou rien, prévalant souvent aujourd’hui.
  • Toujours dans des projets d’échelle moyenne (1000 à 2000p), preuve a été apportée qu’il devient possible d’envisager un Plan de Continuité de l’Activité pour 90% du SI d’une entreprise à un coût abordable.
  • A l’autre extrémité avec plusieurs centaines de milliers de login, ouverture du bouquet de Contenus éducatifs de l’ENT Rhône-Alpes en mode SaaS

Innovations techniques maintenant.

  • L’année 2012 a été l’occasion de mettre à l’épreuve les solutions de réseaux convergents de datacenter des leaders du marché. Impact structurant sur l’architecture avec les bénéfices attendus mais confirmation que nous sommes face à une première génération.
  • Innovation dans l’organisation également, dans un grand groupe. La dimension internationale impose, en effet, à faire preuve de finesse et d’inventivité dans les moyens de fournir un Service Desk de qualité littéralement aux 4 coins du monde, sans imposer des coûts alignés sur les pays développés aux pays émergents.

Bilan de ce panorama : les DSI des petites et grandes entreprises ne risquent pas de manquer de projets dans les années à venir.

BYOD à contresens

Le vocable BYOD (Bring Your Own Device) a fait une apparition remarquée sur la scène IT à la fin de 2011. D’un seul coup, on a « découvert » que de nombreux cadres utilisaient des moyens personnels pour réaliser leur travail. Immédiatement, les machines marketing de l’IT, à commencer par le Gartner, ont essayé de se réapproprier la dynamique.

A la convention du CRIP de juin 2012, un atelier débat était évidemment consacré à ce thème. Ce qui m’a marqué n’est pas tellement le fait que toutes les entreprises étaient confrontées à cette question mais plutôt certains contresens. Dans un certain nombre de cas, dont celui d’une organisation distribuant de l’électricité, les exemples apportés au débat n’avaient plus rien à voir avec l’informatique et traduisaient tout simplement l’abandon par l’entreprise de son devoir de doter ses collaborateurs des outils pour faire leur travail. Au-delà de l’obligation légale, il est dans l’intérêt même de l’entreprise de fournir les meilleurs outils à ses salariés.

Evidemment, le problème n’est pas simple parce que ce qui est le « mieux » pour l’utilisateur final n’est pas forcément l’optimum pour l’organisation. L’entreprise doit, en particulier, prendre à sa charge et à son compte la gestion de la diversité. A titre d’exemple amusant, je me souviens d’un rendez-vous avec un DSI il y a deux ans environ. Responsable au niveau Groupe sur une vingtaine de pays, mon interlocuteur me demande de lui laisser une quinzaine de minutes. Il sort un iPhone flambant neuf, insère la carte SIM et appelle sa hotline interne pour connaître la configuration ActiveSync à paramètrer sur l’Iphone. Puis il m’explique : « le téléphone est pour un membre du COMEX. Il y a un an, j’ai validé une politique de terminaux Windows Mobile. Alors… ». Cet iPhone devait être le premier d’une longue série.

Pourtant il existe une trajectoire technologique de fond qui est assez facile à prévoir : le nombre et la diversité des terminaux vont augmenter. La loi de Moore s’exprime en effet de moins en moins sous forme d’augmentation de la puissance des machines que par la réduction physique des composants. La miniaturisation conduit à des terminaux mobiles mais aussi à des terminaux moins chers tous formats confondus, d’où l’émergence des tablettes. La marque symbolique des 200€ TTC a été franchie cette année par la Kindle Fire et la Nexus 7 en entrée de gamme. A ce niveau de prix, il est possible d’en déployer pour des usages dédiés. Avez-vous déjà vu un système de réservation de salles de réunions avec des écrans intelligents à l’extérieur ? Qu’est-ce qu’un Polycon Touch Control si ce n’est une tablette Androïd (v2.2 Froyo) avec une application spécifique ? Les terminaux Point of Sale, les distributeurs intelligents de boissons, etc, etc.

Nous sommes au début d’une période de divergence.Si vous avez n PC sous Windows, raccordés à vos réseaux, il y en aura le double et probablement le triple sous 5 ans. Ils tourneront sous Windows mais aussi sous tout un ensemble de variantes de Linux / Unix / Mac OS et quelques OS embarqués comme VxWorks. Thomas Watson Jr n’imaginait pas l’informatique en dehors des mainframes, à la rigueur les mini-computers. Dans les années 1980-1990, la génération précédente à celle qui arrive dans la force de l’âge pour le marché du travail avait importé les premiers PC au sein des entreprises. Par la suite uniquement, les organisations avaient appris à s’approprier et à gérer les PC, après une phase de consolidation. Il va falloir apprendre à organiser cette nouvelle transition, mettre en place de nouvelles manières d’embrasser la diversité, pour la plus grande efficacité des salariés. Cela ne veut pas dire oui à toutes les demandes mais certainement pas se décharger en disant « Bring Your Own Device ».

WiFi : 802.1x, densité d’AP, et WiFi municipaux

Les blogs de Cisco ont tendance à se faire l’écho de leur direction du marketing mais de temps en temps, ils reviennent aux sources en rédigeant un article pédagogique.

Cisco Blog » 802.1x.

Dans la même veine, leur concurrent Aerohive prend aussi du recul par rapport à ses produits pour rappeler des règles d’ingénierie des réseax WiFi.

Fewer APs is ALWAYS Better

Toujours sur le WiFi mais dans un autre genre

Municipal Wi-Fi: Let them browse while they eat cake | The Economist.

iOS crée-t-il des bouchons sur vos réseaux ?

Vos iUtilisateurs créent peut-être eux mêmes des bouchons dont ils seront les premiers à se plaindre. Même des spécialistes peuvent être déroutés par l’impact des backup sur les réseaux d’accès.

iClogged – Wi-Fi That Won’t Die

Techniquement ce genre de problème se gèrera par une gestion des flux et des priorités, mais avant cela, par un diagnostic. C’est pour cela que nous avons mis en place notre système de Monitoring longitudinal.

Application-based charging for mobile data?

De nos missions de conseil en achats télécoms, nous savons combien les prix de communications sont en évolution actuellement. La lueur d’espoir pour les opérateurs repose sur une migration en masse vers les smartphones. Par contre, cela ouvre la question de comment tarifer et contrôler l’usage de ces nouveaux abonnements data.

Certaines stratégies ont du plomb dans l’aile en tout cas.

Another reason why application-based charging for mobile data won’t work.

Cette note rappelle la complexité de la facturation des télécoms.