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Bonus : synthèse des méthodes de déploiements d’applications sur PC Windows

En synthèse, il existe de multiples façons de déployer efficacement des applications.  De façon très synthétique, voici rappelés leurs avantages et inconvénients.

 

Méthode de déploiement d’application Windows Avantages Inconvénients
Application Portable Self Service utilisateurFacilite tous les autres modes de déploiement Effort du développeur pour un couplage faible avec l’OSContrôle quasi-impossible des licences ou d’autorisation d’utilisation d’une application
Installation locales MSI ou EXE Installation standard à laquelle sont habitués les utilisateurs de Windows Les installations ne sont pas toujours automatisables (pas de silent install)Si aucune mesure n’est prise par le développeur / infogéreur, il y a souvent perte des préférences quand l’utilisateur change de machine
Idem précédent + compléments type App Portal + SCCM Self Service utilisateur avec gestion centralisée (des licences notamment) Travail de repackaging
Microsoft App-V, Citrix XenApp, VMware Thin App, Novell Zenwork Centralisation de la gestion des applications (donc des licences et des droits d’utilisation) Travail préparatoire de packaging des applicationsSolution méconnue par rapport au Remote Desktop notamment
Microsoft Remote Desktop & Apps, Citrix XenDesktop Facile à initier par tout administrateur Windows qui l’utilise déjà pour l’administration à distance de ses serveurs Ultra standardisationLicence éditeur pas toujours pensée pour ce cas de déploiementDépendance vis-à-vis du réseauDifficile de faire le tri entre les flux : impression, VoIP, etc.
Microsoft Hyper-V, Citrix VDI-in-a-box, VMware View Capacité à centraliser les applications, même les plus anciennes et les plus mal conçuesUn desktop dédié / personnalisable par utilisateur, tout en étant restaurable à l’identique sur demande Puissance serveur (CPU, stockage)Dépendance vis-à-vis du réseau (certaines solutions chez Citrix permettent de faire tourner la VM sur le poste client !)
Win To Go Fonctionne nativement avec Win8 App Store Ne répond qu’aux objectifs de mobilité ou de reconstruction

 

Remarques bonus

Windows To Go, l’OS portable

Comme vous l’avez peut-être remarqué, le tableau précédent se termine par un nouveau venu dans la galaxie des technologies Microsoft (il existait depuis longtemps dans l’environnement Linux). Avec Windows 8, Microsoft permet d’installer sur une clé USB une copie de son OS, qui embarque les applications Modern achetées sur l’App Store. Cette clé peut être utilisée dans la séquence de boot de n’importe quel PC, sans modifier aucunement le disque dur de celui-ci (le BIOS/EFI doit permettre le boot sur un support externe). Si on imagine bien quelques cas d’usage, nous avons encore un peu de mal à imaginer comment cette fonctionnalité changera la gestion industrielle des postes de travail. Peut-être avez-vous plus d’idées ? N’hésitez pas à nous en faire part [lien contact]

Applications web !

Enfin, en se focalisant sur le déploiement d’applications sur des PC Windows, ces pages risquent de faire manquer « l’éléphant dans le magasin », les tendances structurantes sur le long terme, même si on les perd de vue au quotidien. Pour ne plus être dépendant de Microsoft, éditeurs comme organisations ont poussé pour « webiser » les applications : (web)mail, ERP, CRM sont disponibles sous ce format. Dans cette architecture, le navigateur web n’est pas loin d’être comme un Remote Desktop des applications, avec une plus grand facilité à marier des applications hébergées en interne et celles externalisées. Une des questions à laquelle doit répondre toute réflexion sur un nouveau poste de travail informatique, consiste à savoir quelle place /effort lui accorde-t-on.

Illusion #3 : le programme qui gère la fenêtre s’exécute sur mon PC

Avec les deux dernières techniques de déploiement, l’utilisateur ne le sait peut-être pas mais la fenêtre ou le bureau de son PC sont mis à jour par un programme qui tourne en central sur un serveur.

Remote Desktop

Historiquement la solution traditionnelle consiste à se rappeler que Windows NT (sur lequel sont basés toutes les versions depuis Windows 2000) est un OS multi-utilisateur, multi-sessions, qui est tout à fait capable de gérer plusieurs consoles (écran, clavier, souris). En pratique, les touches tapées, les gestes de la souris sont codés et envoyés via le réseau au serveur qui les interprètent de la même façon que votre PC, met à jour les fenêtres et l’image est renvoyée sur votre écran. Le plus troublant pour les utilisateurs est sans doute que son terminal (souvent appelé Thin Client ou Zero Client) contient un processeur comme un PC mais qu’il ne participe qu’à l’encodage / décodage des messages nécessaires au fonctionnement ci-dessus.

Dans ce type d’architecture, quand on installe une application sur le serveur, elle est disponible pour tous les utilisateurs connectés (approximativement car les utilisateurs sont groupés par pool qui partagent un même serveur, avec des schémas de secours entre serveurs). C’est donc une architecture qui est beaucoup utilisée pour fournir un poste de travail très standardisé : centre de contacts, magasins Retail. L’architecture limite aussi le stockage local et durable de données sensibles. Elle a donc rencontré l’intérêt des réseaux bancaires et assurances (mais plus souvent utilisé pour la publication d’applications). Mais la personnalisation, le support des laptops ne font naturellement pas partie de ses points forts naturels.

Le VDI enfin!

D’où l’idée de certains (suivez mon regard jusque chez VMware) de faire tourner en central une machine virtuelle Windows dédiée à chaque utilisateur (quitte à la faire fonctionner en local pour le cas des PC portables).

Ce qu’il faut en retenir

Le dicton « qui peut le plus peut le moins » s’applique au VDI. Par ailleurs, il est bien connu en informatique qu’avec deux niveaux d’indirection on peut répondre à toutes les demandes raisonnables. Mais à quel coût de gestion rappellent ceux qui ont manipulé des handles en lieu et place de pointeurs ?